Portrait vidéo entreprise : montrer les dirigeantes, 23 % des postes de direction

Les femmes occupent 23 % des postes de direction générale selon LinkedIn. Structure, questions, tournage, déclinaisons du portrait vidéo pour les montrer.

Dirigeante en blazer bleu marine dans un fauteuil gris, regard hors champ, micro sur bras et caméra PTZ floue

Le 16 septembre 2026, LinkedIn a publié les données qu’il a fournies au Global Gender Gap Report 2026 du Forum économique mondial : les femmes représentent 46 % des salariés en début de carrière, mais seulement 23 % des postes de direction générale, 28 % des fondateurs et 19 % des postes de CEO. Au rythme récent, le temps nécessaire pour atteindre la parité dans le leadership est passé de 50 à 90 ans (LinkedIn, septembre 2026 (nouvel onglet)). Pour une entreprise B2B, ces chiffres posent une question très concrète : qui prend la parole en son nom, et qui reste invisible ? Le portrait vidéo est l’un des formats les plus simples pour rééquilibrer cette prise de parole. Voici comment le construire, du brief à la diffusion.

Ce que disent les données LinkedIn du 16 septembre 2026

Le constat de LinkedIn est celui d’un progrès qui s’arrête. La part des femmes dans le top management était passée de 26,7 % en 2015 à 29,6 % en 2023, puis la progression a calé : LinkedIn parle d’un progrès « à l’arrêt » sur trois voies d’accès aux opportunités économiques, la direction, la création d’entreprise et les métiers de l’IA. La part des femmes parmi les fondateurs reste d’environ 28 % depuis 2022, alors que le nombre de membres qui ajoutent « fondateur » à leur profil a plus que triplé depuis juillet 2022.

Le détail par fonction est parlant. Les femmes occupent 65 % des postes de chief people officer, 64 % des directions des ressources humaines et 45 % des directions marketing, mais seulement 27 % des directions financières, 24 % des directions des opérations et 19 % des postes de CEO. Parmi les pistes d’action proposées aux entreprises, LinkedIn cite la mesure de la représentation des femmes dans le leadership et le parrainage actif des femmes performantes pour accélérer leur progression.

En France, le sujet a aussi une traduction juridique avec la loi Rixain. Depuis le 1er mars 2026, les entreprises de plus de 1 000 salariés (pour la troisième année consécutive) doivent prendre des mesures de correction lorsque la proportion de femmes ou d’hommes parmi leurs cadres dirigeants et les membres de leurs instances dirigeantes est inférieure à 30 %, seuil porté à 40 % au 1er mars 2029, et elles publient chaque année leurs écarts de représentation (Service Public Entreprendre, novembre 2022 (nouvel onglet)).

La vidéo ne change pas un organigramme. Elle agit sur autre chose : la visibilité des femmes qui dirigent déjà, et des expertes qui pourraient diriger demain. Une entreprise qui ne montre que ses dirigeants masculins envoie un message, même involontaire, à ses clients, à ses prospects et à ses futurs talents.

Portrait vidéo entreprise ou film d’entreprise : un format à part dans la vidéo corporate

Le portrait vidéo entreprise est une vidéo centrée sur une seule personne : son parcours, son métier, sa façon de décider, sa vision du secteur d’activité. Il se distingue des autres formats de vidéo corporate, que l’on mélange souvent dans une même campagne :

  • Le film d’entreprise (ou film corporate) raconte l’organisation dans son ensemble : ses métiers, sa culture d’entreprise, ses sites. C’est une présentation d’entreprise, souvent portée par une voix off, avec du motion design aux couleurs de l’identité visuelle et des images des locaux.
  • La vidéo témoignage client donne la parole à un acheteur satisfait : elle prouve une promesse commerciale.
  • La vidéo portrait collaborateur, classique en marque employeur, présente un métier et un quotidien pour attirer de nouveaux talents.

Le portrait de dirigeante emprunte aux deux derniers, avec une différence de taille : la personne filmée y parle en son nom propre, de ses décisions et de son parcours, et pas seulement de l’entreprise. Là où le film d’entreprise parle de l’organisation, le portrait montre celles et ceux qui la font tourner. C’est ce qui en fait un levier de personal branding autant qu’un outil de communication. Pour travailler cette dimension dans la durée, notre article sur le personal branding vidéo en 90 jours détaille la méthode.

Concrètement, deux formats coexistent. Le premier, le portrait monté, court (deux à quatre minutes), mêle interview, plans d’illustration et parfois une photo d’archive ou une voix off. Le second, le portrait en conversation, plus long, suit le fil d’une interview conduite par un animateur et se découpe ensuite en extraits. Ces deux formats ne s’opposent pas : le second fournit souvent la matière du premier. Le choix entre les deux formats dépend du canal visé et du temps que la personne peut consacrer au tournage : une heure suffit pour une conversation, alors qu’un portrait monté avec plans d’illustration demande davantage de temps de tournage.

Pourquoi donner la parole à vos dirigeantes et à vos expertes

Le premier bénéfice concerne l’image de marque. Un client qui découvre une entreprise à travers des visages variés comprend mieux qui fait quoi : la directrice financière qui explique un arbitrage, l’ingénieure qui défend une option technique, la responsable commerciale qui raconte un projet. Chaque portrait incarne une expertise précise, ce qu’aucune présentation d’entreprise générique ne peut faire. C’est une mise en valeur des personnes autant que de l’offre.

Le deuxième bénéfice touche au recrutement. Les données LinkedIn montrent que la déperdition commence tôt : 46 % des salariés en début de carrière sont des femmes, 23 % à la direction générale. Une candidate qui voit des femmes occuper des postes à responsabilité dans une entreprise y projette plus facilement sa carrière. Le portrait devient alors une pièce de la vidéo marque employeur, sans en avoir le ton publicitaire.

Le troisième bénéfice est interne. Diffusé en communication interne, un portrait fait connaître une dirigeante au-delà de son service, installe sa légitimité et peut renforcer l’engagement des équipes qui se reconnaissent dans son parcours. C’est une forme de parrainage visible, proche de la piste d’action citée par LinkedIn : mettre en avant celles qui font déjà le travail.

Intervenante en veste de tweed qui parle dans un micro de studio suspendu, devant une fenêtre donnant sur des arbres, dans un studio boisé

La structure d’un portrait en quatre temps

Un bon portrait tient en quatre séquences, que l’on retrouve aussi bien dans une version courte que dans un entretien d’une heure.

1. Le point de départ

D’où vient la personne ? Pas un CV récité, mais un moment de bascule : une première responsabilité, un changement de métier, une décision qui a tout orienté. Cette partie de l’histoire accroche le spectateur et humanise la suite. Le format Origin Story décrit en détail comment raconter ce type de parcours sans tomber dans l’autobiographie.

2. Le métier au présent

Ce qu’elle fait réellement, avec des exemples : un dossier en cours, une journée type, une équipe. C’est la séquence qui informe les prospects et les candidats sur la réalité du quotidien.

3. Une conviction

Une prise de position sur son marché, sa fonction ou son organisation. Sans conviction, le portrait reste une fiche de poste filmée. C’est aussi la séquence qui produit les meilleurs extraits pour les réseaux sociaux.

4. Le regard vers l’avant

Une vision, un conseil, une question ouverte. La fin du portrait doit laisser une idée forte, pas un slogan.

Préparer l’interview : les bonnes questions

Le fil d’un portrait se prépare avec la personne filmée, lors d’un échange préalable, jamais dans son dos. Cette phase de conception fixe les thèmes, les anecdotes, le contexte à rappeler et les limites. Quelques exemples qui fonctionnent bien :

  • Quelle décision de votre parcours referiez-vous autrement, et pourquoi ?
  • Qu’est-ce que les gens comprennent mal de votre métier ?
  • Quel dossier vous occupe le plus en ce moment ?
  • Sur quel sujet êtes-vous en désaccord avec la majorité de votre secteur ?
  • Qui vous a fait confiance au bon moment ?
  • Que diriez-vous à une personne qui arrive aujourd’hui dans votre équipe ?

Une précaution s’impose pour les portraits de dirigeantes : éviter de réduire l’entretien au seul thème d’« être une femme dans un poste de direction ». Le sujet peut être abordé si la personne le souhaite, mais le portrait doit d’abord montrer une compétence et une manière de décider. C’est ce qui le distingue d’une campagne de sensibilisation, et ce qui rend sa prise de parole crédible. Pour le reste de la préparation (brief, sujets sensibles, tenue, posture face caméra), la checklist de préparation d’un invité s’applique telle quelle.

Tournage : studio, cadrage et conduite de l’échange

La qualité d’un portrait dépend moins du matériel que de l’aisance de la personne filmée. Qu’on passe par une agence de production audiovisuelle ou par un studio, trois décisions comptent dans le processus de production.

Un lieu calme et maîtrisé. Un studio évite les interruptions et offre une lumière constante. Filmer dans les bureaux de l’entreprise reste possible et montre l’environnement de travail réel, à condition de prévoir le son et l’éclairage.

Un interlocuteur plutôt qu’une caméra. Parler face à l’objectif intimide la plupart des gens. Face à un animateur qui relance, la personne oublie la caméra et retrouve son débit naturel. Le regard légèrement décalé, vers l’interlocuteur hors champ, est d’ailleurs la position classique de l’interview.

Plusieurs angles. Un plan large, un plan serré, un plan sur l’animateur : cette réalisation vidéo multicaméra donne de la souplesse à l’édition et permet de recadrer à la verticale pour les extraits. En post-production, le travail porte sur le rythme, l’étalonnage, un sound design léger et les sous-titres, bien plus que sur des effets. Une séance photo sur le plateau, si elle est prévue, fournit en plus un portrait photo cohérent avec la vidéo.

Un homme et une femme face à face à une table en bois, micros et caméras PTZ sur trépied, dans un salon haussmannien aux fauteuils verts

Déclinaisons : de la vidéo d’entreprise aux réseaux sociaux

Un portrait tourné en conversation produit bien plus qu’une vidéo d’entreprise unique. Une séance bien menée alimente :

  • l’épisode long, publié sur YouTube et intégré au site internet, sur la page équipe ou carrière ;
  • des extraits verticaux sous-titrés, un par idée, pour capter l’attention sur LinkedIn, Instagram ou TikTok, où tout se joue en quelques secondes ;
  • une version courte pour les événements, les salons ou l’accueil des nouveaux arrivants ;
  • une série : un portrait par mois, qui donne la parole à vos équipes les unes après les autres et installe un rendez-vous éditorial.

La série est la déclinaison la plus utile au regard des chiffres de LinkedIn. Un portrait isolé passe ; une série de portraits de dirigeantes et d’expertes, pensée du brief à la diffusion et inscrite dans une stratégie de communication suivie, change la perception de l’organisation auprès de ses cibles. Elle se suit avec quelques indicateurs simples : vues, abonnés gagnés, messages reçus, candidatures qui citent la vidéo. Le format est adapté à vos objectifs s’il sert à la fois la marque, le recrutement et les ventes, sans multiplier les tournages.

Le portrait vidéo chez Firm-A

Chez Firm-A, un épisode peut prendre la forme d’un portrait : une intervenante en formule Découverte (1 h de tournage), deux en Visibilité (2 h et plus), avec l’animateur Firm-A pour conduire l’échange, au studio de Montreuil, aux portes de Paris. L’épisode long est publié sur YouTube dès sa validation, et les capsules verticales, une par jour, paraissent sur les 8 réseaux de Firm-A en mentionnant les comptes de l’entreprise, en collaboration sur Instagram et YouTube : le portrait touche une audience qui n’est pas encore celle du client. Le client reçoit une alerte à chaque publication et ses métriques en fin de mois. Pour un tournage dans vos locaux avec la régie mobile, sur une journée, avec jusqu’à quatre intervenantes et une diffusion sur vos propres canaux (en marque blanche si vous le souhaitez), la formule Corporate fait l’objet d’un devis, et l’équipe vous accompagne de la préparation à la livraison. Le détail des formules est sur la page tarifs.

Les chiffres du 16 septembre ne se corrigeront pas par une vidéo. Mais chaque entreprise décide de qui elle montre. Filmer ses dirigeantes et ses expertes, c’est commencer par ce qui dépend d’elle.

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Un podcast vidéo à lancer ?

Une heure de tournage, un épisode et au moins vingt capsules, publiées sur les 8 réseaux Firm-A : de quoi construire votre autorité devant une audience qui n’est pas encore la vôtre.